Parlons-en : le bien-être au travail

astuce Jun 4, 2021

"Bien-être au travail" on n’a jamais autant mentionné ce terme que cette année, mais qu'est-ce que cela signifie vraiment et comment atteindre cet objectif ? On vous dit tout !

Le bien-être au travail doit être une priorité pour les entreprises et pour leurs salariés, quel que soit leur niveau de hiérarchie. Un bien-être dans le respect des individus et de leurs compétences au sein de l’entreprise, pour des collaborateurs épanouis !

C'est quoi en fait le bien-être au travail ?

De nombreuses définitions existent, bien entendu, mais deux facettes du bien-être se détachent :

  • le bien-être moral et psychologique
  • le bien-être physique et matériel

Dans le cadre du travail, ces deux notions peuvent se rapporter aux situations suivantes :

  • Les problèmes psychosociaux : stress, burnout (épuisement professionnel), mauvaise reconnaissance, harcèlement, déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle…
  • Les problèmes matériels : le cadre de travail (confort, luminosité, conditions techniques), la sécurité (les fameux accidents de travail), les trajets…

D'après moovone.eu, la définition du bien-être au travail pourrait donc être celle-ci : un état d’esprit positif, dynamique et sécurisant, favorisé par l’adéquation du travailleur avec le poste qu’il occupe, sa reconnaissance au sein de l’entreprise, la qualité des relations humaines qu’il y entretient, et les moyens mis en œuvre par celle-ci pour assurer le confort matériel, la qualité de vie et la santé des salariés dans le cadre de l’exercice professionnel.

Bien-être VS bonheur : quelle différence ?

Le bien-être au travail s’appuie sur la notion de qualité de vie au travail (la fameuse QVT), de la même façon que l’on parle de la qualité de vie en général : un ensemble de facteurs qui participent à notre sentiment de confort et de sécurité au quotidien. C'est donc un bien-être qui s’insère dans un collectif, celui de l’entreprise.

Certains parlent aussi de « bonheur au travail » mais la notion de bonheur, par définition, est plus individuelle et subjective que celle de qualité de vie ou de bien-être.

La législation au service du bien-être

Le bien-être au travail est un réel enjeu de santé publique, il est désormais un sujet encadré par des réglementations officielles. Selon l’article L4121-1 du Code du travail français, l’entreprise a l’obligation légale de veiller à la qualité de vie au travail de ses salariés :

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent : des actions de prévention des risques professionnels ; des actions d’information et de formation ; la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

Au niveau mondial, l’OMS prend également le sujet de la santé au travail très au sérieux, en particulier la santé mentale, indicateur du bien-être au travail :

Le travail est bon pour la santé mentale, mais des conditions négatives peuvent entraîner des problèmes de santé au niveau physique ou mental. La dépression et l’anxiété ont un impact économique important : on estime à 1000 milliards de dollars (US $) par an le coût de la perte de productivité qu’elles entraînent pour l’économie mondiale.

Une parfaite introduction aux enjeux du bien-être au travail qui suivent.

Quels sont les enjeux du bien-être au travail ?

Trois enjeux se dégagent depuis 2020 :

  • Développement professionnel : l’épanouissement professionnel favorise le développement de l’entreprise, via une productivité en hausse mais également un engagement personnel plus fort de la part de ses employés
  • Entreprise attractive : les entreprises qui ne garantissent pas ou insuffisamment cette QVT sont fuites et ont du mal à recruter, le bien-être au travail est devenu un vrai levier pour le recrutement et la fidélisation des employés ;
  • Répondre aux attentes d’aujourd’hui : et ce tout particulièrement auprès des jeunes générations, pour qui le bien-être au travail est un prérequis non négociable.

Pas question de se tuer à la tâche ou de stagner à un poste qui ne nous correspond pas : la vie professionnelle mérite autant de soin et d’équilibre que la vie personnelle. En France, la durée moyenne de la vie active se situe autour de 35 ans. Le bien-être au travail englobe donc deux dimensions complémentaires et nécessaires :

  1. La possibilité d’un développement professionnel personnalisé
  2. L’assurance d’un cadre de travail bienveillant et sécurisant

Comprendre la souffrance au travail

La souffrance au travail, comme tout problème affectant la santé physique et/ou la santé mentale, s’identifie par différents symptômes à ne jamais prendre à la légère :

  • Le stress au travail et ses symptômes santé (problèmes de sommeil, anxiété, troubles alimentaires, irritabilité, hypertension, voire problèmes cardiaques ou respiratoires) ;
  • Le désengagement ou la démotivation pour son travail (présentéisme stérile, absentéisme, bore-out – syndrome de l’épuisement professionnel par l’ennui) ;
  • Le fameux épuisement professionnel, également appelé burnout ;
  • Le télétravail depuis la crise du covid-19, générateur possible de stress lorsque celui-ci est mal appréhendé.

La satisfaction personnelle varie énormément d’un individu à un autre en fonction de son histoire, de ses compétences, de son émotivité ou des relations tissées au sein de l’entreprise. Les supérieurs, collègues, mais aussi les RH et la médecine du travail ont donc un rôle primordial à jouer dans l’identification de ces symptômes révélateurs de mal-être !

Agir sur le bien-être au travail

Bonne nouvelle, il est tout à fait possible d’améliorer le bien-être au travail grâce à des leviers d’action efficaces.

1. Soigner le cadre de travail

La qualité de notre environnement proche influence directement notre humeur et notre productivité. Le cadre de travail ne déroge pas à la règle : lumière naturelle, couleurs gaies et apaisantes, mobilier fonctionnel et confortable, plantes vertes, espaces de circulations fluides qui évitent l’isolement tout en créant une ambiance dynamique…

2. Penser hygiène de vie

Aujourd’hui, les salariés attendent des entreprises qu’elles participent à un mode de vie sain et équilibré. Cela passera donc par l'accès à une cafétéria de qualité, des repas sains et équilibrés, des activités récréatives et sportives. Certaines entreprises ont même installé des salles de sieste, des salles de jeux, des crèches… Des espaces conçus pour détendre le corps et l’esprit !

3. Favoriser les échanges

De mauvaises relations ou des situations d’isolement peuvent très rapidement mener à une souffrance au travail. Les échanges entre collègues, mais également entre les services doivent être encouragés et facilités. Les échanges peuvent également se faire via des projets collaboratifs, la formation de groupes d’intérêts, de clubs ou d’associations, ou simplement l'organisation d'une réunion inter-équipe pour parler voyage par exemple !

4. Accompagner le développement professionnel

La qualité du cadre de travail, l’attention au bien-être matériel et psychologique, l’évitement des situations d’isolement… Tous ces paramètres liés à la qualité de vie au travail comptent énormément. Pourtant, sans développement professionnel adapté aux envies et aux compétences de chacun, l’achat d’un babyfoot ou d’un distributeur de fruits frais risque de ne pas suffire !

Comment le mesurer ?

Des outils à mettre en place

Il existe bel et bien des outils pratiques dédiés à la mesure du bien-être au travail, qui peuvent être pilotés par l’entreprise en interne, publiés par des tiers ou délégués en externe à des prestataires spécialisés.

En voici trois exemples :

  • Des questionnaires et enquêtes anonymes soumis aux employés en interne
  • La perception de l’image employeur de l’entreprise (rankings populaires avec le label Great Place to Work, le taux de turn-over...)
  • Les indices de mesure axés sur la santé au travail, ou encore le bien-être psychologique des collaborateurs. Exemple : indice IBET (Indice du Bien-Etre au Travail), développé par l’expert Mozart Consulting.

La naissance d’un métier : Chief Happiness Officer

Le monde du travail a vu apparaître ces dernières années un emploi étonnant : le chief happiness officer ou responsable du bonheur au travail.

La nomination d’un chief happiness officer complète la gamme d’outils mentionnés ci-dessus et permet à l’entreprise de piloter précisément sa politique de bien-être au travail, de l’humaniser, et de démontrer l’investissement du management en ce sens. Une décision qui participe d’ores et déjà en elle-même à la perception qu’ont les salariés de leur entreprise, en particulier les jeunes générations.

Le bien-être au travail, pour résumer c’est un cadre de travail sécurisant et confortable, et des perspectives de développement professionnel. Tout ça, dans le but d’éviter les écueils de la souffrance au travail, de garantir l’épanouissement professionnel et d’améliorer la performance globale de l’entreprise.


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Images : Unsplash

Sources :

Bien-être au travail : tout savoir en 2021
Le bien-être au travail, on en parle beaucoup mais en pratique, qu’est-ce que c’est et comment on y parvient ? Le guide 2021 pour tout comprendre sur le sujet.