Paris : retour en force de la pollution de l'air dans la capitale française

news Jul 03, 2020

Ce jeudi 25 juin, le Centre de recherche sur l'énergie et la qualité de l'air (CREA) note que le retour de la pollution de l'air a été plus important à Paris que dans le reste de l'Europe avec 118 % d'augmentation.

Un renouveau brutal de la pollution

Tout comme en Ile de France, la diminution de la pollution de l'air à Paris pendant le confinement n'aura été que de courte durée. En effet, ce jeudi 25 juin, la préfecture de Paris a placé la capitale ainsi que sa banlieue en circulation différenciée du fait des prévisions de pollution à l'ozone causée par la chaleur importante attendue dans la région.

La fédération ATMO Grand Est :

L’ozone résulte de transformations chimiques, sous l’effet du rayonnement solaire, de polluants primaires tels que les oxydes d’azote et les composés organiques volatiles, émis notamment par le trafic routier et les activités industrielles.

Un retour à des niveaux d'émission d'avant confinement ?

Ce mercredi 24 juin, le Centre de recherche sur l'énergie et la qualité de l'air (CREA) a publié une étude pouvant expliquer ce pic de pollution à l'ozone que connaît la capitale. Cet organisme a étudié le niveau de dioxyde d'azote (NO2), un gaz relativement toxique émis par le trafic routier dans l'ensemble de l'Europe. Il s'est ainsi basé sur des données collectées jusqu'au 20 juin par des organisations officielles de surveillance de la qualité de l'air en Europe.

Le CREA conclut ainsi au fait que "la pollution atmosphérique a déjà commencé à converger vers des niveaux pré-Covid 19 dans toutes les villes prises en compte dans l’étude".

Des chiffres à nuancer

Cette étude démontre enfin que c'est à Paris que le rebond de pollution à l'ozone a été le plus important avec une augmentation de plus de 118 % par rapport à la moyenne des 30 jours de confinement où les concentrations en ozone étaient les plus faibles. D'autres villes européennes ont connu un rebond moins important : +49 % à Madrid, +34 % à Munich ou encore +73 % à Milan.

Ces chiffres doivent tout de même être nuancés. Le rebond pour Paris est impressionnant étant donné que les concentrations en NO2 ont énormément baissé pendant le confinement. Une diminution de -60% par rapport à la même période de 2017, 2018 et 2019, contre -33 % pour Londres est tout de même à noter.

Malgré cette augmentation d'émissions, Paris n'est pas la ville la plus polluée au NO2 en Europe. Bruxelles, Milan et Munich connaissent des concentrations en dioxyde d'ozone supérieures à la capitale française.


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Source photo : Image par Free-Photos de Pixabay

Sources :

Le retour de la pollution plus brutal à Paris qu’ailleurs en Europe
L’arrêt du trafic routier dans une partie du globe a entraîné une baisse significative du dioxyde d’azote (No2) dans l’air. Notre article à lire ici : https://www.20minutes.fr/planete/2761859-20200416-coronavirus-confinement-effet-benefique-air-respire Retrouvez nous sur: Snapchat : https://www.snapchat.com/discover/Oh_My_Fake/4353604241…
Paris confrontée à une forte augmentation de la pollution de l’air
Selon une étude les concentrations en dioxyde d’azote ont plus que doublé à Paris, par rapport aux autres villes européennes.
Paris, capitale européenne où le retour de la pollution de l’air a été le plus brutal
Une étude montre que le niveau de dioxyde d’azote, gaz très toxique émis principalement par le trafic routier, a plus que doublé depuis le déconfinement.

Lucile Guerrier

Etudiante et stagiaire en communication - Aurore Market