Les conséquences désastreuses de la fast fashion

Aurore Market Dec 28, 2019

L'industrie du vêtement et son système participent grandement à l'émission de polluants dans le monde. Elle a des conséquences sur les écosystèmes et sur les conditions de travail à travers le monde.

La mode et ses conséquences sur l'environnement

La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Elle produit 10% des émissions mondiales de carbone et se rend responsable de 20% des eaux usées dans le monde. De plus, d'après le rapport de la Fondation Ellen MacArthur, la teinture des textiles serait le deuxième pollueur d'eau au monde.

La production des vêtement pollue énormément. En prenant en compte la culture avec pesticides, l'eau nécessaire à la production, et le transport. Par exemple, un jean peut parcourir jusqu'à 65 000 km (1,5 fois le tour de la Terre) et consommer jusqu'à 2000 litres d'eau pour sa fabrication.  

L'entretien des vêtements est également polluant. Si vous avez des produits textiles en fibre synthétique, par exemple, le fait de les laver va libérer des micro-plastiques dans l'eau, qui va se retrouver dans l'Océan. Chaque année, l'équivalent de 50 milliards de bouteilles de plastique est libéré dans l'Océan à cause de l'entretien de nos vêtements.  

Et la pollution ne va pas en décroissant. En plus du transport, il ne faut pas oublier que le secteur du textile brûle la plupart de ses produits : chaque seconde, l'équivalent d'un camion-poubelle est incinéré ou enfoui. Seulement 1% des vêtements sont recyclés. D'après le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, si aucune décision n'est prise pour réduire cette pollution, d'ici 2050 l'industrie de la mode utilisera un quart du budget carbone mondial.

Poussés à la surconsommation

Blackfridays, soldes, publicités et promotions sont tous des facteurs qui nous poussent à renouveler notre garde-robe. Pour parodier une phrase de Socrate, plutôt que de nous habiller pour vivre, nous vivons pour nous habiller.  

En France, l'industrie du textile représente 2,7% du PIB. Mais seulement un tiers des vêtements produits connaissent une seconde vie.

La mode, les collections, tous ces cyles se sont accélérés pour produire la fast-fashion. Chez certaines marques, la collection est renouvelée toutes les deux semaines. De quoi vous inciter à acheter davantage, de peur de perdre des opportunités.

C'est sans compter les prix de plus en plus bas, de moins en moins représentatif du coût réel du vêtement. Et cela fait également écho aux conséquences sociales désastreuses de ce système.

Un esclavagisme moderne banalisé par la mode

Dans le monde, 60 millions de personnes sont directement employées pour créer des vêtements. D'après le Journal Du Net, les vêtements des entreprises européennes sont en majorité fabriqués en Chine, en Turquie, et au Bangladesh.  

Parmi eux, 40 millions sont considérés comme victime d'esclavagisme moderne. 70,1% seraient des femmes d'après le Global Slavery Index. La fondation Minderoo définirait justement l'eclavage moderne comme "couvre un ensemble de concepts juridiques spécifiques, notamment le travail forcé, la servitude pour dettes, le mariage forcé, l'esclavage et les pratiques analogues à l'esclavage et à la traite des personnes"

Il prend différents aspects : violences, exploitation des enfants, heures supplémentaires non payées... Après l'industrie des ordinateurs et des smartphone, le secteur du textile est le deuxième secteur pratiquant le plus l'esclavage moderne.

Comment diminuer cette pollution ?

En tant que consommateur, vous pouvez décider de ne pas acheter de nouveau vêtement, mais d'acheter des vêtements de seconde main. C'est ce que propose le défi #Riendeneuf. Vous pouvez vous lancer dans ce défi pendant un an, et vous verrez votre perception du shopping changer.

Vous pouvez aussi vous diriger vers des marques de vêtements équitables et en coton bio, tels que Ngo Shoes, Coton Vert ou T-shirt propre !

Enfin, pensez à réparer vos vêtements plutôt que de les jeter, et recyclez-les quand vous ne pouvez plus les porter.

En France à partir de fin 2021 il sera interdit de détruire les invendus non-alimentaires. Cela pourrait réduire une partie de la pollution effectuée par la consommation de textile.