Nous sommes partis à la rencontre d'une de nos productrice de savons : Nathalie, de la Savonnerie Buissonnière. Nous avions beaucoup de questions à lui poser sur sa façon de produire et ses projets. En plus d'être une personne adorable, Nathalie était une personne très intéressante à interviewer, que ce soit pour sa passion des savons ou sa réflexion sur les emballages et la certification. Voici la première partie de l'interview : qui est Nathalie et quel a été son parcours ?

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Bonjour Nathalie, pourrais-tu te présenter ?

Je suis savonnière à la Savonnerie Buissonnière à Capdenac-le-haut. J’ai créé la Savonnerie en 2014, après avoir eu un site de vente en ligne, sur lequel je vendais beaucoup de cosmétiques du monde entier, mais toujours avec la volonté d’avoir des produits naturels. Sur le site internet, j’avais beaucoup de savons, car j’ai toujours aimé le savon. C’était plutôt des savons de Palestine, des savons d’Inde, des savons de Syrie bien entendu, le savon d’Alep, le savon de Marseille, du savon du Liban aussi, de Tripoli Liban, qui a une grande place dans la fabrication de savon au Moyen-Orient. Au fil du temps, j’ai voulu passer plus de temps à la production, être dans le vif du sujet, et j’avais eu ce coup de cœur avec le savon, notamment le savon libanais. J’ai eu envie d’apprendre à le fabriquer, tout simplement.

Je suis donc partie en formation chez un couple de maîtres savonniers dans le Pays Basque, et c’est eux qui m’ont appris la technique de fabrication de savon par saponification à froid. Et là, véritable coup de cœur sur ce couple adorable et passionné. J'avais cette possibilité, en partant des matières qu’on avait plus ou moins dans la cuisine, d’arriver à fabriquer un savon et de se dire “wow c’est moi qui ait fait ça, et oui, je peux aller sous la douche et me laver avec, c’est un savon !

Puis après, comme toutes les savonnières je pense, on fait des kilos et des kilos de savon pour nous, on test des colorations, des parfums, et puis on en offre à tous les membres de notre famille qui nous disent que c'est génial, super doux, que ça n'irrite pas. A un moment on se dit, pourquoi ne pas professionnaliser cette passion ? Et c’est comme ça que ça a commencé.

C’est une très belle aventure, dont je suis très contente et je me sens parfaitement à ma place à la Savonnerie Buissonnière
Pendant l'interview

Quelles difficultés as-tu rencontré ?

Les difficultés d’installation ne sont pas insurmontable, car le matériel au départ de savonnerie est du matériel de cuisine : de l’inox, beaucoup de grandes spatules, de maryse, de pichet, donc trouver le matériel n'est pas une difficulté.

La difficulté, c’est de se dire, est-ce que ce que je suis en train d’imaginer, les formules que je suis en train de fabriquer, est-ce que ça va marcher ? Est-ce que ça va correspondre aux attentes ? Est-ce que je pense suffisamment aux consommateurs ?

C’est aussi d’arriver à des formules qui sont vraiment optimales au niveau de leur conservation, qu'il n'y ait pas de rancissement au fil du temps. S’il faut retravailler les formules, c’est à nouveau un coup financier, du temps de travail. Il faut vraiment prendre le temps dès le départ de bien élaborer ses recettes.

C’est un peu le défi, parce que j’ai commencé avec une gamme de 10 savons. Avec une gamme comme ça, j’en ai pas trop pris conscience sur le coup, mais j’aurais pu avoir 50% de la gamme qui fonctionne bien et 50% de la gamme qui ne fonctionne pas. Ça n'a pas été du tout le cas, j’ai eu beaucoup de chance.

Site originel : La Savonnerie Buissonnière


Et-tu es toute seule à fabriquer les savons ?

Je suis toute seule à faire les savons. Lors des grosses périodes d’activité ou lors des salons, je fais appel à mon associé qui est mon cher époux. Il a aussi son métier à côté donc j’essaye de ne pas trop le solliciter, mais il est toujours disponible pour me donner un coup de main.

Pour l’instant, il y a eu une belle poussée commerciale en 2018, je suis contente. Mais c’est vrai qu’on se rend vite compte que les artisans arrivent à un seuil où : soit on reste petit, soit on embauche. Ça fait toujours un peu peur car c’est une charge financière qu’il faut réussir à assumer après ! Et puis il faut trouver aussi LA bonne personne etc.. c’est autre chose ! Pour l’instant, c’est très bien comme ça.

Quelle est ta plus grande fierté ?

Sans prétention, je suis quand même assez fière parce que les clients professionnels reviennent, les gammes fonctionnent dans les boutiques, les particuliers reviennent aussi. je reçois pleins de mots doux de mes clients aussi, qui me disent “merci pour votre travail !” donc c’est de l’énergie positive qu’on prend avec gratitude mais, de savoir que les produits fonctionnent, que les savons plaisent, ça rend fier.

J’y mets tout ce que je suis, j’y mets toute ma passion, je m’investis à 100% dans la savonnerie et elle me le rend bien.
Découpe du savon


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Vous pouvez lire ici la deuxième ainsi que la troisième partie !