Gonesse : le chantier d’une gare détruit les terres agricoles

news Jun 14, 2021

Ce dimanche, une trentaine de militants se sont rassemblés sur le triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise. L’objectif ? S’opposer aux travaux de la gare de la ligne 17 et à l’urbanisation des dernières terres agricoles en périphérie de Paris.

Un projet controversé

Depuis l’abandon du projet de méga centre commercial EuropaCity en novembre 2019, cette gare est devenue le nouveau point névralgique de la lutte pour la sauvegarde des dernières terres agricoles en périphérie de Paris. Les opposants souhaitent stopper le projet au profit de projets agricoles.

Le gouvernement a trouvé de justesse un nouveau projet : une extension du marché de gros de Rungis sur 50 à 100 hectares. Cette extension leur permet de justifier cet équipement et lancer l’urbanisation du triangle.

Un rassemblement collectif

La proposition du collectif

Constater l’ampleur des dégâts déjà causés par le chantier du métro : d’importantes surfaces neutralisées au milieu des champs, le va-et-vient des engins, ainsi que les forages dans le sol, préalables à l’arrivée du tunnelier, perturbent d’ores et déjà les activités agricoles sur le triangle.

Le motif du rassemblement avait été déposé en préfecture et le trajet autorisé pour la journée seulement.

Bernard Loup, président du CPTG

La zone est dorénavant interdite, même aux piétons et aux cyclistes.

Depuis plus de 10 ans, il lutte pour sauver les terres fertiles du triangle. La veille encore, il n’avait pas pu s’en approcher. C’est vers midi que le groupe s’est élancé sous l’impulsion de ce dernier, figure emblématique de cette lutte, en entonnant le traditionnel « On est là, on est là, même si Macron le veut pas nous on est là ».

Des motards de la police nationale, deux policiers à cheval, une équipe de gardiens de la paix et deux agents en civil ont emboîté le pas aux manifestants et à l’immense crapaud, représentant la biodiversité et la lutte du CPTG.

Un mot des manifestants

Le collectif

Cette gare n’a aucun sens

Le groupe a avancé sur les chemins qui menaient à la Zad, puis a coupé le long des champs, suivi de près par la police montée, avant d’arriver sur le meilleur point de vue sur les travaux. De grandes palissades en tôle coupaient le champ de blé de 110 hectares.

Stéphane Tonnelat, ethnographe, qui étudie l’évolution de la lutte des terres de Gonesse depuis quatre ans

Cette gare n’a aucun sens, personne ne va venir ici alors qu’il n’y a ni habitations ni activités. Le projet de “cité scolaire” ne peut et ne doit pas se tenir.

Bernard Loup

Ça voudrait dire que des enfants vont passer dix voire douze ans de leur vie sous des avions... Ça ne peut pas se faire.

Pendant que lui et ses camarades regardaient les palissades, un petit groupe s’est éloigné pour déployer une banderole :

La colère des terres de Gonesse et d’ailleurs... Résistance !

Stéphane Tonnelat

Aujourd’hui, les investisseurs ne viennent plus dans ce projet grâce à la lutte. Le triangle de Gonesse, c’est le triangle des Bermudes de l’urbanisme.

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Photo : Unsplash

Sources :

« Cette gare n’a aucun sens » : à Gonesse, le chantier détruit les terres agricoles

Dimanche, une trentaine de militants se sont rassemblés sur le triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise. Ils s’opposent aux travaux de la gare de la ligne 17 et à l’urbanisation des dernières terres agricoles en périphérie de Paris.
Gonesse (Val-d’Oise), reportage
Une trentaine de personnes ont répondu à l’appel au rassemblement du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), ce dimanche 6 juin 2021. Objectif, rendre compte de l’avancée des travaux de la future gare en plein champ, prolongeant la (...)