Franky Zapata s'est fait remarquer pour la première fois lors du défilé du 14 juillet 2019. Parmi les militaires, le pilote est arrivé sur son engin à peine croyable en survolant les Champs-Elysées. Cependant, tout le monde n'a pas été agréablement surpris par cette prouesse technologique. De nombreuses personnes ont mis en cause la pollution engendrée par le kérosène utilisé pour faire voler son flyboard. En réponse à ses détracteurs, le marseillais a promis de développer du biocarburant...

Franky Zapata ne cesse de montrer les prouesses technologiques de son flyboard. Le 4 août dernier, il a même accompli la traversée de la manche. Mais face à ces trajets de plus en plus importants, un bon nombre d'individus se sont soulevés en pointant du doigt les risques écologiques de cette création. Afin de se défendre, l'inventeur s'est confié dans une interview accordée à Franceinfo. Selon lui, la population n'a pas conscience de la faible quantité de kérozène utilisée.

Franky Zapata, le 5 août 2019

Les gens ne comprennent pas la technologie. La quantité de kérosène qu'on brûle en comparaison d'un avion même personnel, c'est dérisoire. Les gens pensent que le kérosène c'est de l'essence hyper-inflammable, c'est de l'huile.

De nouvelles pistes vers un biocarburant

Afin de répondre aux inquiétudes, Franky Zapata a promis qu'il développerait un système de biocarburant afin de réduire son impact sur l'écologie.

Franky Zapata, le 5 août 2019

On a déjà fait des essais avec de l'huile de colza. On est en relation avec un intervenant pour développer les carburants du futur, les biocarburants. On va pouvoir voler avec des biocarburants, bien avant que les voitures ne puissent rouler avec 100% de biocarburants.

Le biocarburant, un solution écologique ?

Les biocarburants se déclinent en trois catégories : les biocarburants de première génération sont à base de plantes alimentaires (huile de colza, huile de betterave, huile de palme, etc). Ceux de la deuxième génération utilisent des sous-produits comme des déchets organiques de bois, d'huile usagée, etc. Et enfin, ceux de la troisième génération seront à base d'algues ou de biogaz .

Sûrement pas la première génération !

Mis à part quelques exceptions telles que la betterave, certains biocarburants de première génération ont des répercussions environnementales catastrophiques. Selon Corinne Lepage, avocate et politicienne française engagée dans la protection de l'environnement, ces types de carburants sont à bannir définitivement. Malheureusement pour Franky Zapata, celui à base d'huile de colza en fait partie tout comme celui à base d'huile de palme. Tandis que ce dernier est à l'origine d'une déforestation massive, l'huile de colza est une des cultures qui utilise le plus d'insecticides. En 2000, une étude de l'Institut national de santé et de la recherche médicale (INSERM) a prouvé qu'avec les céréales à paille, la vigne et le maïs, l'huile de colza représentait près de  "80% des quantités de pesticides" utilisées en France.

L'utilisation de ces biocarburants de première génération ne sont donc en aucun cas une solution pour préserver l'avenir de notre planète. Espérons que Franky Zapata se tourne vers d'autres alternatives pour développer une machine 100% écologique.