L'agriculture urbaine : modèle de réussite ou échec économique ?

news Sep 09, 2020

Potagers urbains, jardins sur toit ou encore micro-fermes... Ces méthodes d'agriculture urbaine ont pour but de révolutionner nos modes de production en surfant sur la vague du "consommer local". Mais sont-elles viables sur le long terme ?

Face aux problématiques générées par une urbanisation de plus en plus grandissante, l'agriculture urbaine se pose en véritable alternative pour limiter les risques liés à l'environnement et à l'insécurité alimentaire. Toutefois, si cette pratique apparaît comme prometteuse, elle s'avère finalement coûteuse et souvent peu rentable.

Un vecteur de liens sociaux et de biodiversité

L'agriculture urbaine, qui existe depuis plusieurs décennies déjà, voit son activité en plein essor à l'heure où les consommateurs sont de plus en plus regardants sur les modes de production agricoles. Elle permet aux citadins en quête de nature de se réunir autour d'une expérience de partage et de créer des liens entre les habitants d'un même quartier.

L’agriculture urbaine a donc su prouver son efficacité sur les liens sociaux entre les habitants ainsi que sur leur santé : bien-être, réduction du stress, renforcement immunitaire, etc.

Il s’agit également d’entretenir et développer la biodiversité au sein des villes puisqu'un potager urbain peut faire apparaître ou réapparaître une dizaine d'espèces (insectes, oiseaux, etc) en milieu urbain.

Une pratique coûteuse et peu rentable

Malgré l'impact positif sur l'Humain et l'environnement, une question persiste : l'agriculture urbaine est-elle viable et peut-elle suffire à nous nourrir ?  

Il apparaît comme évident pour Roland Vidal, Ingénieur de recherche à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles, que l'espace disponible pour l'agriculture urbaine ne peut suffire à nourrir les populations. Selon lui, il faudrait “3000m2 de terre agricole”, pour nourrir une seule personne.

Si plusieurs entreprises s'emparent du concept pour lancer leur projets en profitant de la tendance, peu arrivent à vivre de cette activité coûteuse et souvent peu rentable.  “80% des entreprises du secteur échouent” estime Grégoire Bleu, membre de l’association française d’agriculture urbaine professionnelle.

La vocation première de l'agriculture urbaine ne serait donc pas nourricière mais sociale afin de réconcilier les Hommes avec la nature et renforcer leurs liens sociaux autour de projets forts.

Pour découvrir tous nos articles sur l'agriculture urbaine, cliquez ici.


Retrouvez tous nos articles astuce sur notre blog en cliquant ici.


Retrouvez tous nos produits sur : auroremarket.fr

Rejoignez la Aurore Market Family sur Facebook et Instagram !

Source image :

Sources :

L’agriculture urbaine, entre belles promesses et déceptions
DÉCRYPTAGE - Face aux enjeux environnementaux et au besoin de certains citadins de renouer avec la nature, les pouvoirs publics encouragent le développement de l’agriculture urbaine. Mais gare aux investissements hasardeux.
Agriculture urbaine : quel intérêt en France ?
L’Agriculture Urbaine Pour Des Villes Plus Vivables